Philosophe de la liberté, mais aussi de l’émancipation des femmes, il s’oppose au contrôle illimité de l’Etat et de la société et développe une pensée sociale, politique et économique autour du principe éthique de l’utilitarisme emprunté à Jeremy Bentham. Il s’est aussi intéressé à la méthode scientifique à la suite de William Whewell, John Herschel et Auguste Comte. Sa pensée économique, développée dans ses Principles of Political Economy (1848), contient une théorie de l’état stationnaire (« stationary state »), dans laquelle il étudie les conséquences d’un plafonnement du développement industriel.
Jean-Charles Léonard Simonde, dit Sismondi (1773-1842)
Quoique libéral et disciple revendiqué d’Adam Smith, l’historien et économiste Sismondi a été l’un des critiques les plus résolus du processus d’industrialisation et de ses conséquence néfastes sur les plans économiques et sociaux. Il s’en explique dans plusieurs textes.
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Benjamin Constant (1767-1830)
En disciple d’Adam Smith, qu’il cite à plusieurs reprises, Benjamin Constant dénonce l’industrialisme, ou plus précisément la politique gouvernementale en faveur des manufactures, qu’il juge menaçante pour le bon fonctionnement de l’économie. Celle-ci requiert en effet la liberté, afin de fonctionner selon les lois naturelles. Constant est donc un libéral résolu qui croit, comme Adam Smith d’ailleurs, en la supériorité naturelle de l’agriculture sur l’industrie.
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Marc-Auguste Pictet (1752-1825)

Quoique physicien et membre de plusieurs des principales Académies scientifiques de son époque, Pictet peut prétendre au titre de premier critique en date du processus industriel, aux côtés de son ami Sismondi et dans une moindre mesure de Benjamin Constant, son prédécesseur au Tribunat. Continuer la lecture de « Marc-Auguste Pictet (1752-1825) »
Adam Smith (1723-1790)
The Wealth of Nations (1776)
Titre complet: An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations;
trad. fr. : Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, ou: De la richesse des nations.
Ce texte de référence de la pensée libérale n’est certes pas à proprement parler un ouvrage technocritique. Néanmoins, ce n’est pas non plus une apologie sans restriction du développement industriel et du machinisme, d’ailleurs encore difficilement perceptibles à l’époque. Dans cette perspective, l’intérêt de la pensée de Smith réside dans sa critique des externalités qui limitent le bon fonctionnement de l’économie (et donc l’action de la « main invisible »), en particulier les monopoles, les taxes préférentielles, les lobbies, et tous les privilèges accordés à certains acteurs de l’économie au détriment des autres. Continuer la lecture de « Adam Smith (1723-1790) »
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
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