Jacques Ellul (1912-1994): thèmes généraux

Historien, sociologue, théologien protestant et philosophe libertaire, Jacques Ellul est un penseur fondamentalement inclassable surtout connu pour ses réflexions sur la technique et l’aliénation au XXe siècle. Il est tout à la fois un théoricien marxien (plutôt que marxiste) de la révolution politique et sociale et un anarchiste chrétien considérant la Bible comme un livre libertaire et appelant au rejet des institutions. Adepte résolu de la résistance non-violente aux conformismes, aux lieux communs et aux sollicitations de l’environnement social, il accorde une importance fondamentale à la liberté. Son œuvre, qui est immense, ne peut être présentée ici qu’à travers des thèmes et des fragments choisis.

Dès les années 1930, Ellul s’engage donc dans l’Eglise réformée de France tout en se passionnant pour l’œuvre de Karl Marx, ce qui le situe dans une double perspective qu’il considère comme une tension porteuse de sens entre la théologie de la liberté et la sociologie marxiste. Dès 1934, il est aussi engagé dans la mouvance personnaliste et anime avec son ami Bernard Charbonneau un groupe non-conformiste lié d’une part à la revue Esprit, d’obédience chrétienne, et d’autre part avec un groupe intitulé « Ordre nouveau », qui critique la société américaine et les désordres psychologique de son appareil de production fondé sur les principes du taylorisme et du fordisme. Il mène par ailleurs des études de droit, une matière qu’il enseigne en faculté de 1937 à 1940, date à laquelle il est révoqué pour ses critiques envers le maréchal Pétain. Son père, qui a la nationalité britannique et autrichienne est alors interné, puis déporté. Lui-même se réfugie à la campagne, et participe en 1943-44 à la Résistance. Après la Libération, il enseigne l’histoire des institutions et l’histoire sociale, en particulier la pensée de Marx, à la faculté de droit de Bordeaux (1944-1980). Il devient aussi, pour un temps (1956-1971), membre du Conseil national de l’Eglise, qu’il tente vainement de transformer en mouvement actif au sein de la société française.

Source : Article « Jacques Ellul » de l’encyclopédie en ligne Wikipedia.

Productivisme critique technologique
“More More More More More Production”, affiche publiée vers 1942-43 par L’Office for Emergency Management US (National Archives at College Park, Maryland) (© Wikipedia Commons). Selon Ellul, le problème majeur n’est pas le capitalisme, mais le productivisme qui l’englobe.

En tant que sociologie marxien plutôt que marxiste, Ellul s’attache moins à décrire les mécanismes du capitalisme que les raisons qui ont conduit les humains à ériger le travail en valeur suprême et à établir ainsi les fondements du productivisme. Il insiste sur le fait que ce n’est pas l’absence de moralité du patron qui engendre le profit et la plus-value, mais les mécanismes objectifs du capitalisme. Pour lui, le marxisme n’est qu’une idéologie et le communisme un système qui n’a pour idéal que l’accroissement de la production économique, ce qui le rapproche du capitalisme. Dans les deux systèmes, les impératifs de la production sociale suppriment toute liberté individuelle et l’homme ne reçoit pour idéal, ou pour contrepartie, que le confort et l’impératif de produire plus. Pour Ellul, la création de l’industrie lourde voulue par Lénine ne peut s’effectuer que par la capitalisation, en régime communiste comme en régime capitaliste : la seule différence, c’est que dans le cas du communisme, tout le profit revient à l’État, tandis que dans le cas du capitalisme, une part de ce profit enrichit des personnes privées.

De la critique du capitalisme à la critique de la technique

Déjà au sein du mouvement personnaliste, Ellul a ressenti qu’il y avait certaines tendances dans la société soviétique et dans la société capitaliste qui étaient extrêmement voisines, et que l’on retrouvait au-delà des transformations économiques et des modalités politiques et juridiques, en particulier la nécessité de développer à tout prix l’industrie et les objets de type technique. Dans Changer de révolution (1982), il expliquera que le monde dirigeant de l’URSS, saisi par la fièvre technicienne, obéit donc aux mêmes lois que le monde dirigeant capitaliste : toujours plus d’efficacité, toujours plus de vitesse, toujours plus de puissance. Partant de là, sa critique s’étend à l’ensemble du socialisme et à toute forme d’étatisme : « L’État, quel que soit son adjectif qualificatif (républicain, démocratique, socialiste…), reste un complexe d’appareils bureaucratiques, de moyens de contraintes, et d’apparence de légitimation par une relation fictive au peuple ou au prolétariat ». Quant au capitalisme, qu’il soit privé ou étatique, il est tout entier focalisé sur l’optimisation de la croissance économique, et donc sur son appareil de production. C’est pourquoi il est entièrement déterminé par le développement de la technique.

En fait, nous sommes passés, pense Ellul, d’une société industrielle à une société technicienne. La technique doit donc jouer, dans l’analyse de la société du XXe siècle, le même rôle que le capital jouait dans l’analyse marxiste du système économique du XIXe siècle. C’est en effet la technique qui a permis la concentration de la production (usines), de l’Etat (administration), de la population (villes) et du capital, concentration qui est la première caractéristique de la société moderne. Dès les années 1930, Ellul pense que cette technique dépasse largement le machinisme : elle est désormais intégrée dans les consciences, dans les mentalités. Dans La technique ou l’enjeu du siècle (1954), il constate que la technique a cessé d’être ce qu’elle était depuis toujours, « un vaste ensemble de moyens assignés chacun à une fin » pour se muer en « milieu environnant à part entière » : elle est désormais un phénomène autonome,échappant ainsi de plus en plus au contrôle de l’homme et faisant peser sur lui un grand nombre de déterminations :

 « La technique est désormais un processus autonome : tout problème technique rencontré appelle une solution technique et quasiment l’ensemble des hommes participent à ce cycle incessant, sans discernement ».

La raison en est que la technique a été imperceptiblement sacralisée.

Dans Les nouveaux possédés (1973), Ellul explique pourquoi la marge de manœuvre des humains pour contrôler la technique est de plus en plus limitée. L’homme ne pouvant s’empêcher de sacraliser son environnement, ce n’est plus la nature qu’il sacralise mais ce par quoi il a désacralisé, profané et même pollué celle-ci : la technique. La pollution de la planète est la concrétisation de la désacralisation de la nature par une technique elle-même sacralisée. Et les conséquences de ce transfert ne sont pas seulement environnementales, mais psychologiques : elles se traduisent par des comportements de dépendance à l’égard de la technique. Et cela d’autant plus que, se considérant comme adulte par rapport aux périodes du passé, l’homme moderne refuse d’admettre qu’il sacralise quoi que ce soit. Il y a donc une grande différence entre le scientisme, idéologie du progrès du XIXe siècle, et l’idéologie technicienne du XXe siècle : tandis que la première était formulée explicitement par ses “grands prêtres”, tels Renan, la seconde s’exprime de façon universelle depuis les couches profondes de l’inconscient. Pour que cette idéologie puisse être identifiée, il importe que l’homme se reconnaisse comme sujet sacralisant, ce qui exige de lui un travail dialectique, dont la technique le détourne.

Dans Changer de révolution (1982), Ellul dit que l’homme n’est pas seulement aliéné par le travail, mais par les outils qu’il s’est lui-même forgés au fil du temps : « l’idéologie du travail n’est que l’expression primaire et préalable de l’idéologie technicienne». Et c’est parce que ces outils cessent d’être uniquement des moyens pour se muer en finalités à part entière que l’homme est pieds et poings liés à leur  utilité (ou « nécessité »). De sorte que « ce n’est plus le travail humain qui est créateur de valeur mais la technique ». Donc, nous ne sommes plus dans une société industrielle où le travail humain est producteur de valeur en permettant aux machines de tourner, mais dans une société où c’est l’information qui permet aux machines de fonctionner sans intervention humaine grâce à l’automatisation et à l’informatisation. La technique, ne cessant de s’auto-accroître, elle en vient à substituer ses propres valeurs (le travail, l’utilité, l’efficacité, la croissance économique, le progrès…) à toutes celles du passé, qu’elles soient chrétiennes (amour du prochain), humanistes (morale) ou républicaines (liberté, égalité, fraternité). Ce n’est donc plus le capitalisme qui est le déterminant historique principal, mais la technique.

Propagande et  politique

Dans Propagandes (1962), Ellul établit une distinction entre la propagande politique, pratiquée à des degrés divers par tous les régimes, et la propagande sociologique, qui résulte elle-même du développement des sociétés de masse. Au XXe siècle, en effet, la plupart des humains sont les propagateurs inconscients d’une nouvelle idéologie : l’idéologie technicienne. Ils s’obstinent à croire en effet que la technique est un phénomène neutre et que tout dépend de l’usage qu’ils en font, alors qu’en l’absence de toute posture critique à son égard, elle est devenue leur nouveau milieu. Cette propagande sociologique en faveur de la technique résulte de la démocratisation des techniques d’information, qui place les individus au cœur d’un jeu d’influences multiples et rend de plus en plus floue la distinctions entre information et propagande, et aussi entre « propagandistes » et « propagandés .

Cette approche de la propagande se démarque radicalement du schéma opposant frontalement dominants et dominés développé par exemple par Noam Chomsky : elle s’inscrit dans une réflexion sur l’aliénation qui n’est pas sans rappeler le Discours de la servitude volontaire d’un Étienne de La Boétie (1576) : si l’homme se trouve dans une situation de subordination, c’est aussi parce que de manière inconsciente, il refuse d’assumer certaines responsabilités. Sa liberté lui étant au fond insupportable, il préfère s’inventer mille prétextes afin de s’en détourner plutôt que de la vivre pleinement. Or la sacralisation de la technique, qui est une idéologie, procède de la notion contemporaine de fuite de soi.

Dans L’Illusion politique (1965), Ellul explique que la sacralisation de la technique relève de l’idéologie inconsciente, de sorte que « croire que l’on modifiera quoi que ce soit par la voie institutionnelle est illusoire ». La politique, dans son ensemble, est elle-même une gigantesque illusion, car ce qui importe fondamentalement, c’est que les hommes, dans leur singularité, revoient chacun leur façon de penser le monde. Là encore, Ellul privilégie le concept d’aliénation à celui de domination. A cet égard, la pensée d’Ellul rejoint celle de deux de ses contemporains, Guy Debord à propos de la société du spectacle et Jean Baudrillard à propos du simulacre.

Puisque c’est la technique qui domine le monde, il est vain de déblatérer contre le capitalisme. La technique ne se résume d’ailleurs plus au seul machinisme, car c’est bien plus que cela. Ainsi l’appareil d’État tout entier fonctionne de manière technique, mû par la loi de l’efficacité, qui n’a rien à voir avec les valeurs : cette loi est même capable de diluer le but fixé par le politique dans un appareil bureaucratique dont l’action n’a bientôt plus de sens.

Révolution et liberté

Ellul a consacré trois ouvrages au thème de la Révolution: Autopsie de la révolution (1969),  De la révolution aux révoltes (1972) et  Changer de révolution. L’inéluctable prolétariat (1982). Sa conception de la Révolution est personnaliste, c’est-à-dire qu’elle doit commencer à l’intérieur de chaque individu par une transformation de la façon de juger et d’agir. On ne peut être révolutionnaire sans changer de vie : les discours ne suffisent pas. Même si elle ne se réduit pas non plus à l’application d’une morale individuelle, la Révolution n’est donc pas un mouvement de masse : elle se révèle dans les actes personnels et répétés au quotidien. Elle n’est pas non plus une simple révolte.

La révolte part en effet du sentiment de vivre une situation intolérable, avec une absence de perspective qui fait que le futur ne peut être que l’aggravation d’un présent dont on ne veut plus. D’où la révolte, acte désespéré qui inclut la désignation d’un ennemi et une accusation portée contre lui. La Révolution au contraire s’appuie sur une doctrine et elle cherche à s’appliquer au réel. Elle n’a rien de désespéré et cherche d’ailleurs à s’institutionnaliser en suivant une méthode ; elle vise toujours un certain ordre qui est la constitution étatique.

Mais le destin récurrent de la Révolution c’est la prise en charge d’une aspiration populaire par une classe dominante qui, au passage, n’oublie pas ses propres intérêts et qui, ce faisant, finit toujours par trahir l’impulsion populaire initiale. Ainsi, le mouvement de l’histoire ne précipite pas la chute de l’État mais le renforce au contraire. C’est ainsi que toutes les révolutions ont contribué à rendre l’État plus totalitaire. Par conséquent, croire que l’on modifiera quoi que ce soit par la voie institutionnelle est illusoire.

L’humanité en arrive ainsi à une situation paroxystique : d’une part, une révolution reste absolument nécessaire pour contrer l’ordre technicien et marchand ; d’autre part, elle est rigoureusement impossible sous sa forme classique. La seule solution pour que la révolte ne soit pas instrumentalisée par une classe et ainsi détournée de son but premier, c’est une remise en cause radicale de l’État. Ellul ne conteste pourtant pas le principe d’une politique redistributive des richesses, mais il fustige l’État, monstre froid, en raison de son gigantisme et de son centralisme, qui réduisent l’individu à n’être qu’un élément impuissant et non un « acteur », comme cet individu aimerait le croire.

Contrairement à ce qu’ils ne cessent de clamer, les hommes n’aiment pas la liberté car elle les engage à la responsabilité, posture à laquelle ils préfèrent de loin le bénéfice du confort matériel. Toutes les déclarations relatives à la liberté dans les sociétés modernes ne sont donc que des discours de justification à la gloire de l’individu au détriment des liens communautaires, fortement dévalués. Mais qu’est-ce que c’est que cet individu ? Les Lumières l’ont conçu comme un être autonome, rationnel, affranchi de toute pensée religieuse comme de tout préjugé, et parvenu de ce fait à une forme de maturité. En réalité, explique Ellul dans Les nouveaux possédés, ce concept est apparu dans une société qui s’est massifiéeet il ne sert qu’à masquer et à compenser les complexes qu’elle génère immanquablement. L’erreur première de ceux qui croient à un monde peuplé d’hommes adultes prenant en main leur destin est d’avoir une vue purement intellectuelle de l’homme. Or, être non-religieux n’est pas seulement une affaire d’intelligence, de connaissance, de pragmatisme ou de méthode : c’est une affaire de vertu, d’héroïsme et de grandeur d’âme. Il faut une ascèse singulière pour être non-religieux. En réalité, cet homme qui se prétend moderne ne fait rien d’autre que mythifier la science, sacraliser la technique et l’État et élever la politique au rang de « religion séculière ».

Ellul associe ces réflexes au fait que « l’homme n’est pas du tout passionné par la liberté, comme il le prétend. La liberté n’est pas chez lui un besoin inhérent. Beaucoup plus constants et profonds sont les besoins de sécurité, de conformité, d’adaptation, de bonheur, d’économie des efforts, de sorte qu’il est prêt à sacrifier sa liberté pour satisfaire ces besoins. Certes, il ne peut pas supporter une oppression directe, mais qu’est ce que cela signifie ? Qu’être gouverné de façon autoritaire lui est intolérable non pas parce qu’il est un homme libre mais parce qu’il désire commander et exercer son autorité sur autrui. L’homme a bien plus peur de la liberté authentique qu’il ne la désire (Ethique de la liberté).

En fait, plus notre civilisation devient complexe, plus il se produit une intériorisation des déterminations. Celles-ci sont de moins en moins visibles, externes, contraignantes, choquantes. Elles deviennent bénévoles et insidieuses, et se présentent même pour du bonheur. Si bien que leur poids n’est pas ressenti comme tel et qu’elles sont acceptées comme des évidences. Ainsi justifiée, notre aliénation devient quasiment indolore. La sacralisation de la technique par l’homme ne se définit donc pas autrement que comme l’intériorisation et l’acceptation des contraintes que celle-ci exerce sur lui, inconsciemment.

Ce qu’on appelle le plus souvent liberté n’est en fait qu’un prétexte que l’on se donne pour suivre ses penchants naturels. En son nom, on peut tout faire, aussi bien une chose et son contraire ! À l’opposé, la vraie liberté est la marque de l’unité de la personne, de sa cohérence, de sa continuité, de sa fidélité à autrui. Elle s’incarne dans la durée. La liberté-prétexte est le fondement de toute notre société : c’est celle du libéralisme économique, qui autorise le plus fort à écraser autrui, et celle du libéralisme politique, qui permet à la classe bourgeoise de justifier sa domination sur la classe ouvrière.

Rationalité et transcendance

Ellul considère que sous l’effet de la technique, le mode de pensée occidental est devenu de plus en plus exclusif. Non seulement l’intellectuel du XXe siècle se voit sommé de choisir entre la science et la foi mais, entre les deux, il choisira de préférence la science car celle-ci est par nature discriminante(Les nouveaux possédés). Or, ce mode de pensée finit par avoir deux effets. Sur le plan psychologique, il « divise » l’homme, le coupe de ses instincts et l’expose à un conflit permanent avec lui-même. Sur le plan sociologique, ce principe conduit à une situation où il n’y a plus de mystère, par conséquent où il n’y a plus de débat possible : « le conformisme est le totalitarisme de demain », conclut Ellul en 1993, quelques mois avant de s’éteindre. Selon lui, la préférence de l’homme pour la liberté prétexte sur la liberté réelle fait craindre le développement du conformisme comme une nouvelle forme de totalitarisme pour le XXIe siècle.

Ellul se demande en fin de compte comment remédier aux contraintes que la technique fait peser sur l’homme, contrainte que son acceptation spontanée rend en partie inconsciente :

« Si la technique est totalisante, c’est-à-dire si le système technicien est capable d’intégrer tous les phénomènes nouveaux au fur et à mesure qu’ils se présentent, si la technique est récupératrice, c’est-à-dire si tous les mouvements révolutionnaires sont finalement récupérés par elle, qu’est-ce qui peut bien lui échapper ? D’un point de vue humain, rien. Il faut donc une forme de transcendance » (Entretiens, 1979, p. 148).

Ellul fait alors appel à sa propre expérience :

« Je ne veux pas dire que Dieu interviendra directement sur la technique, comme à la Tour de Babel, pour la faire échouer. Mais c’est avec l’appui de la révélation du Dieu biblique que l’homme peut retrouver une lucidité, un courage et une espérance qui lui permettent d’intervenir sur la technique. Sans cela, il ne peut que se laisser aller au désespoir» (Entretiens, 1981, p. X).

Ellul en appelle donc à une dialectique entre le rationnel et l’irrationnel, remettant ainsi en cause un principe fondamental de la modernité depuis l’humanisme, qui est de centrer la réflexion philosophique sur l’exercice du seul entendement. Pour lui en effet, l’aliénation vient moins de la technique que du sacré transféré à la technique. Mais il n’explique pas comment il entend remédier à cette sacralisation, afin de ne pas se substituer à la responsabilité de son lecteur.

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